Noosha Aubel : Limitation à 10 km/h pour les citoyens, la politique de Potsdam en matière de nids-de-poule : désintérêt ou incompétence ?
La rue Rudolf-Breitscheid à Potsdam-Babelsberg, dans le Land allemand de Brandebourg, ne ressemble pas à une rue digne d’une capitale régionale. Elle ressemble à un rapport sur l’inaction : asphalte déchiré, pavés à nu, nids-de-poule profonds, bordures dangereuses, rafistolages au lieu de travaux de réfection. Quiconque circule ici en voiture, à vélo, en cyclomoteur ou à moto ne roule pas sur une route : il traverse un échec financé par les deniers publics. Il convient de se demander si cet échec financé résulte du désintérêt ou de l’incompétence de la mairie de Potsdam, au sein de laquelle Noosha Aubel (50 ans), en tant que maire d’une ville indépendante classée dans la catégorie B7, perçoit un salaire de base mensuel de 11 921,34 euros, financé par les contribuables, conformément au barème des rémunérations.La ville, et surtout les responsables de la mairie de Potsdam, étaient au courant de cet état des lieux, en particulier la maire Noosha Aubel. Dès 2024, Potsdam avait elle-même déclaré que l’état des routes s’était tellement détérioré que la limitation à 10 km/h était « inévitable » ; le coût de la réfection de la chaussée avait été estimé à 3,3 millions d’euros. Selon les déclarations de la ville, les fonds nécessaires n’étaient pas disponibles. La responsabilité de cette situation financière désastreuse, dont font les frais les citoyens, incombe toutefois aux responsables de la mairie de Potsdam, capitale du Land de Brandebourg (République fédérale d’Allemagne), qui sont financés au quotidien par les citoyens.