Groupe ADP confiant pour le trafic estival des aéroports parisiens
Le gestionnaire des deux grands aéroports parisiens, Groupe ADP, s'est dit jeudi confiant pour le trafic estival à Roissy et Orly, malgré une guerre au Moyen-Orient qui perdure et qu'il anticipe comme un "conflit limité dans le temps".
"La hausse du coût du kérosène peut effectivement, pourrait dans certains cas, dissuader, par le renchérissement du prix du billet, certaines personnes de voyager", a déclaré le PDG lors de l'assemblée générale annuelle à Paris.
"À ce stade, au regard des programmes qui sont ouverts pour cet été, nous ne voyons pas d'impact majeur sur les réservations des billets et le volume du trafic. Je suis prudent, mais à ce stade, nous ne voyons pas d'impact à la fois sur le trafic en correspondance à Paris, mais aussi le trafic d'origine/destination", a-t-il ajouté.
M. Pascal était interrogé par un actionnaire sur l'annonce fin avril par Transavia de l'annulation de près de 2% de ses vols en mai et juin. Or cette compagnie du groupe Air France-KLM assure à elle seule plus de la moitié des décollages à Orly.
M. Pascal a répondu qu'il s'agissait d'un "ajustement de programme avant l'été qui est traditionnel, et dont le montant et le niveau qui a été annoncé est en ligne avec ce qui se fait tous les ans, avec ou sans crise".
"Aujourd'hui la situation à Paris est la suivante: nous avons un impact, mais cet impact est contenu. Globalement nous perdons, par rapport à une situation hors événement de ce type, une petite journée de trafic par mois. C'est ce qui s'est passé en mars. Dès le mois d'avril l'impact s'est un petit peu réduit, et la situation a commencé à se normaliser", a-t-il poursuivi.
En mars le nombre de passagers avait augmenté sur un an aussi bien à Roissy (+0,5%) qu'à Orly (+10,0%). En avril il était resté stable à Roissy, et avait baissé à Orly (-3,6%).
Groupe ADP maintient la prévision qu'il a annoncée en février, avant le déclenchement de la guerre, d'une croissance du trafic passagers à Paris en 2026 comprise entre 1,5% et 2,5%.
"Nous faisons l'hypothèse d'un conflit limité dans le temps, et observons qu'à date, les capacités pour la saison été, les tendances de réservation portées à notre connaissance, soutiennent ces perspectives", a souligné la directrice générale adjointe chargée des finances, Christelle de Robillard.
F.W.Simon--LiLuX