Equipe de France: des certitudes mais un beau rôle à trouver pour Dembélé
La phase de préparation terminée, l'équipe de France va s'envoler mercredi pour la Coupe du monde et son camp de base de Boston avec des certitudes sur sa composition de départ et son potentiel en attaque, mais aussi des interrogations sur le rôle et l'utilisation du Ballon d'Or Ousmane Dembélé.
. Une équipe-type se dégage
Il y avait peu de doutes concernant le onze de Didier Deschamps pour le Mondial. Le match contre l'Irlande du Nord (3-1), lundi à Lille, a confirmé les plans du sélectionneur au sujet de la formation amenée à défier le Sénégal, le 16 juin à East Rutherford (New Jersey).
Fidèle à son schéma offensif en 4-2-3-1 mis en place depuis mars 2025 pour profiter de l'émergence de Michael Olise et de la force de frappe incomparable des Bleus, le technicien devrait donc démarrer la compétition avec une équipe similaire à celle alignée dans le Nord (Maignan - Koundé, Upamecano, Saliba, Théo Hernandez - Tchouaméni, Rabiot - Olise, Dembélé, Doué - Mbappé).
Mais avec désormais cinq changements possibles au cours d'une rencontre, les notions de titulaire et de remplaçant sont devenues beaucoup plus floues et Deschamps ne veut surtout pas créer une barrière entre les deux. Les dernières phases finales, et notamment la Coupe du monde au Qatar en 2022, l'ont démontré: les réservistes auront forcément leur mot à dire au gré de l'évolution des matches et du tournoi.
"Il y a un onze qui commencera et je sais très bien que nous aurons aussi besoin de joueurs qui rentrent et qui soient performants. Donc je compte sur l'ensemble du groupe. L'équipe de départ, oui, il en faut une, mais il y a des options différentes", a souligné le sélectionneur.
. Dembélé, un rôle à éclaircir
La France fait l'admiration du monde entier avec son armada en attaque, qui la positionne comme l'une des principales candidates au titre suprême. Encore faut-il trouver la juste animation pour faire cohabiter cette constellation d'étoiles.
Si la tournée américaine en mars, marquée par deux succès probants face au Brésil (2-1) et à la Colombie (3-1), avait suscité énormément de promesses, avec une grande liberté de mouvement et des permutations incessantes entre les joueurs offensifs, les deux rencontres de préparation au Mondial ont été plus poussives.
Les nombreux remplacements et la volonté de ne pas se blesser juste avant le début du tournoi peuvent expliquer les scories dans la copie des attaquants. Mais Deschamps a pu constater contre les Nord-Irlandais le souci de positionnement d'Ousmane Dembélé.
A droite ou dans l'axe, le Ballon d'Or va devoir trouver sa juste place en bleu dans un secteur où Michael Olise, auteur d'un magnifique triplé lundi, prend de plus en plus d'épaisseur. Electron libre et joueur majeur au PSG sous les ordres de Luis Enrique, Dembélé n'a pas du tout le même rendement ni la même influence en équipe de France (7 buts en 59 sélections) et, après avoir passé plusieurs tournois dans l'ombre, doit s'affirmer comme un leader comme l'exige son nouveau statut.
"Ce sont des positions de départ qui peuvent changer en cours de match. C'est ça qui est important. (Contre l'Irlande du Nord), Michael est resté un peu plus sur la droite par rapport à Ousmane parce qu'il a plus la capacité à faire les efforts sur le plan défensif. Mais il y a une très bonne relation technique entre eux", a affirmé Deschamps.
. Mbappé, une efficacité à retrouver
Kylian Mbappé n'a pas spécialement brillé au cours des deux matches de préparation. Alors qu'il avait la possibilité de se hisser à la hauteur d'Olivier Giroud, voire de battre son record de buts en équipe de France (57), le capitaine est resté muet, gâchant même beaucoup d'occasions contre l'Irlande du Nord.
De quoi interpeller Deschamps ?
"Je ne vais pas m'inquiéter. Il a eu plusieurs situations, il n'a pas eu l'efficacité mais il m'a dit qu'il l'avait gardée pour les États-Unis, donc ça me va", a souri le sélectionneur.
Après une saison mouvementée et sans trophée au Real Madrid, le Français est tout de même apparu à l'aise physiquement et nul doute qu'il sera particulièrement motivé à l'heure de retrouver sa compétition fétiche, celle qui a fait de lui une star de dimension planétaire, quatre ans après son exceptionnel triplé en finale face à l'Argentine de Lionel Messi.
Y.Wagener--LiLuX